Texte libre

Le blog des JRCF pour la région IDF.

Toi aussi, rejoins les JRCF !

reseau.jrcf@wanadoo.fr

 06 86 88 18 50

Catégories

Recommander

Jeudi 26 avril 2007 4 26 /04 /Avr /2007 18:33

Souscription électorale exceptionnelle du PRCF

 

 

Dans une déclaration rendue publique le 23 avril le PRCF annonce qu’il faut « faire barrage à la fascisation et d’abord battre Sarkozy » Nous nous impliquerons pour que cette importante bataille soit gagnée comme nous serons présents avec des candidats dans les consultations  électorales (législatives,cantonales, municipales) qui vont suivre ; afin de financer les dépenses afférentes à cet engagement politique, le PRCF a décidé de lancer une grande souscription nationale

 

Plusieurs de nos ARC, Pas de Calais, Région Parisienne, Corrèze .., nous ont informé qu’elles avaient prévu de présenter un candidat lors des élections législatives ; nous les en félicitons en souhaitant que d’autres, suivent cet exemple.

 

Dans diverses circonscriptions de la banlieue parisienne (comprenant des villes comme Bagneux, Malakoff, Nanterre … où depuis plus de 70 ans le maire est un élu communiste et où le très fort attachement des populations au parti ne se dément pas depuis des décennies), le PCF semble vouloir substituer le label « antilibéral » à l’étiquette communiste ; La dernière étape de la liquidation du parti serait elle lancée ? Nous ne pouvons que condamner un tel comportement.

 

Le PRCF qui se bat pour que  renaisse un authentique parti communiste en France, mettra à profit toutes les consultations électorales prévues dans la prochaine période (législatives, cantonales, municipales) pour lutter contre cette dérive suicidaire, en présentant là où ses moyens le lui permettront des candidats franchement communistes. Ces candidats porteront haut le drapeau tricolore des « sans culottes » et le drapeau rouge des luttes ouvrières. Ils exposeront les solutions que nous préconisons  afin de sortir la France de l’emprise d’une droite ultra réactionnaire et du grave danger que représentent l’Europe et la monnaie unique pour la démocratie et le progrès social.

 

Pour être présent, pour occuper la place qui doit être la nôtre et pour que le mot communiste apparaisse dans ces diverses campagnes électorales, il nous faut de l’argent (1) Ne bénéficiant d’aucun autre recours que de l’aide financière que peuvent nous apporter nos militants et nos amis, nous lançons donc une grande souscription.

 

Grâce à un engagement personnel de chacun d’entre nous, adhérents et amis, nous pourrons apporter l’aide nécessaire à chacun de nos candidats ; nous montrerons pourquoi les seuls candidats vraiment communistes, ce sont ceux que le  Pôle de Renaissance Communiste en France présente.   

 

Afin de lancer la campagne, notre appel s’adresse en premier lieu aux membres du Comité Politique National qui entendront montrer l’exemple en nous faisant parvenir les premiers versements.

 

Certes nous savons que certains de nos camarades ne vivent qu’avec de petits salaires ou de faibles retraites et qu’imputer même une somme modeste sur leurs revenus implique de gros sacrifices ; c’est pour cela que nous demandons à chacun de nos militants et en particulier à ceux du CPN d’avoir en poche une liste de souscription (2) afin de solliciter tous ceux et toutes celles, parents, amis ou sympathisants, qui sont prêts à nous aider ; il est possible d’obtenir un grand succès pour peu que nous sachions expliquer simplement  les raisons de notre engagement et les buts que nous voulons atteindre :

 

 Redonner à la France le vrai parti communiste grâce auquel la classe ouvrière, le peuple travailleur retrouveront les moyens de se défendre, face à une droite et un patronat exploiteurs et revanchards .

 

Au premier tour de l’élection présidentielle,

 

En reniant l’essentiel de nos fondamentaux, en laissant criminaliser le communisme, en remisant l’étiquette même du PCF, Marie Georges Buffet obtient avec 1,9% le score le plus bas obtenu par le  Parti Communiste depuis sa création ; La candidate en congé de secrétariat du parti, a cultivé le doute sur sa participation à une majorité dirigée par Royal, elle a rallié l’Europe dite sociale au détriment de la lutte pour l’indépendance nationale… Avec ces résultats, voilà une nouvelle fois administrée la preuve que loin de redresser le parti, la « mutation réformiste » l’a entraîné au fond de l’abîme.

 

La Renaissance d’un vrai Parti, franchement communiste, renouant avec l’idéal pour lequel tant de nos camarades ont fait le sacrifice de leur vie, apparaît aujourd’hui , plus indispensable et plus urgente que jamais.

 

Notre souscription va permettre à celles et à ceux qui veulent à tout prix que revive un vrai parti communiste, de contribuer par leurs versements mêmes modestes, à cette Renaissance ; qu’ils sachent bien que chaque euro versé sera un encouragement donné aux femmes et aux hommes qui depuis plusieurs années, luttent au sein du PRCF avec courage et foi pour faire revivre le grand Parti de Gabriel Péri, de Guy Môquet, de Maurice Thorez, de Jacques Duclos et de Benoît Frachon.

 

La direction du PRCF a chargé nos camarades Léon Landini et Bernard Guillaumin d’animer la bataille de la souscription en y consacrant l’essentiel de leur activité militante. En conséquence : 

                                              

 Les chèques devront être libéllés  au nom de :

 

 

Léon Landini (président de la commission financière) Tel. Portable: 06 11 02 56 57.

 

Les chèques doivent être adressés à :

 

Bernard Guillaumin  42 rue du Stade , 78120  Rambouillet, qui centralisera tous les dons versés à la souscription.

 

Tel : 01 30 59 83 70 ; Courriel : bernard.guillaumin@wanadoo.fr

 

(1) Solidairement les sommes collectées au plan national seront réparties équitablement là où l’on   présentera des candidats.

 

(2) Des carnets de souscription vont être envoyés dans les ARC auxquelles sera proposé un objectif ; le suivi de la souscription se fera sur le site et à travers un court bulletin en vue de susciter l’émulation.

Par JRCF IDF - Publié dans : textes
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 24 juin 2006 6 24 /06 /Juin /2006 10:37

Les JRCF appellent les jeunes travailleurs et étudiants de toute l'Ile de France à soutenir l'initiative du PRCF en le renforçant et à verser à la souscription car c'est vital pour l'avenir du communisme en France !

SOUSCRIPTION NATIONALE DU P R C F

L’argent des révolutionnaires

pour le combat révolutionnaire !

Le PRCF a dépensé beaucoup d’argent dans la lutte victorieuse contre le CPE, et dans la lutte contre la criminalisation du communisme. Nos finances sont aujourd’hui « dans le rouge ».
NOUS AVONS LE BESOIN URGENT POUR DEBUT SEPTEMBRE DE PLUSIEURS MILLIERS D’EUROS.

NOTRE COMBAT DOIT CONTINUER ET GRANDIR !

La lutte de classe est au cœur de la vie nationale

NOTRE PAYS, PLUS QUE JAMAIS, A BESOIN D’UNE ORGANISATION COMMUNISTE FORTE ET ACTIVE
Si le PRCF n’existait pas, qui pourrait mener le combat sans compromis pour l’indépendance nationale, contre l’Europe du capital que notre peuple refuse, pour un Front de Résistance et d’Alternative Populaire ouvrant la perspective d’une société socialiste ?

VOUS POUVEZ NOUS AIDER !

NOUS APPELONS LES VISITEURS DE NOTRE SITE, TOUTES CELLES ET TOUS CEUX QUI PENSENT QUE LE COMBAT REVOLUTIONNAIRE EST INDISPENSABLE
A VERSER A LA SOUSCRIPTION NATIONALE DU PRCF

JE VERSE LA SOMME DE : …… €
Nom
Prénom
VERSEMENT A L’ORDRE DU PRCF chez Léon Landini 8 rue du Clos Lapaume
92220 Bagneux

premiers souscripteurs :
Daniel Antonini, Benoît Foucambert, Georges Gastaud, Jean-Pierre Hemmen, Alexis Lacroix, Léon Landini, Bernard Parquet…

Par jrcf idf - Publié dans : textes
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Lundi 29 mai 2006 1 29 /05 /Mai /2006 20:29
Discours prononcé au Sénat par Marie-Claude Beaudeau, seule sénatrice, seule parlementaire communiste à avoir voté contre « l’élargissement » du l’Union européenne.

Le 10 décembre 2003

Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, à vous entendre, les dix pays qui vont entrer dans l'Union européenne n'ont que des amis qui leur souhaitent la bienvenue. Pour ma part, amie sincère de ces dix pays, je ne peux pas leur souhaiter ce que je ne souhaite pas à mon peuple : l'Europe du capital ; je ne peux pas non plus leur souhaiter ce que j'ai toujours combattu et continue à combattre : les traités, directives et règlements européens qui font sa domination.

M. Dominique de Villepin ne tarit pas de références littéraires et humanistes, et je reconnais son talent pour donner avec lyrisme une dimension « historique » à cet élargissement.

Les textes sont plus prosaïques que ses discours. L'entrée dans l'Union européenne de dix nouveaux Etats, c'est leur entrée dans « un marché unique où la concurrence est libre et non faussée », c'est l'objectif prioritaire de l'Union européenne rappelé dès l'article 3 du projet de Constitution.

Vous insistez sur l'engouement populaire à rejoindre l'Union européenne. Rien n'est moins vrai. Le « oui » à l'adhésion a péniblement atteint 40 % des inscrits aux différents référendums, malgré le battage médiatique et le chantage au chaos orchestrés par les gouvernements.

En République tchèque, en dépit de l'ouverture des bureaux de vote pendant deux jours, la participation électorale fut à peine de 50 %, avec un quart de votes contre. L'un des deux seuls pays où le « oui » est majoritaire, de justesse, est la Lituanie , étrange démocratie où le parti communiste est interdit.

Pour les jeunes qui approuvent l'adhésion, la première motivation est de pouvoir s'expatrier à l'Ouest pour échapper à une vie quotidienne très difficile et à l'absence de perspective d'épanouissement individuel, après dix ans de restauration capitaliste.

On est loin de l'enthousiasme, vous le voyez !

Cet « acquis communautaire » - c'est ainsi que vous l'appelez - que ce traité leur impose de reprendre intégralement, ces peuples peuvent déjà voir à quoi il aboutit, comme ils savent le prix des sacrifices infligés au nom de l'adhésion.

L'expérience de notre peuple, depuis Maastricht, est parlante. Le nombre de chômeurs a augmenté de deux millions dans les pays des Quinze. La précarité de l'emploi s'est étendue comme jamais. Au nom de l'Europe, les services publics, les systèmes solidaires de protection sociale ont été largement démantelés, privatisés, les dépenses publiques et sociales sacrifiées.

Au sommet de Barcelone en mars 2002, les gouvernements européens ont décider de reculer de cinq ans l'âge de la retraite et de mettre en concurrence le marché de l'électricité. Ils s'y appliquent depuis, contre les peuples mobilisés en masse ; on l'a vu en France, en Autriche, on le voit maintenant en Italie.

L'Union européenne s'est révélée n'être qu'une formidable machine de guerre contre les travailleurs, visant à démolir les aquis sociaux et démocratiques de chaque peuple.

Maastricht devait aussi garantir la paix : l'Union européenne a attisé la guerre des Balkans et renforcé la militarisation des Etats membres, en collaboration étroite avec l'OTAN.

Non, je me refuse à présenter ce passif de l'« acquis communautaire » comme un cadeau aux dix futurs membres, lesquels risquent d'être d'autant plus broyés par l'Europe du capital que leur économie sinistrée est passée sous la coupe réglée des multinationales, auxquelles leurs gouvernements sont soumis. La quasi-totalité du secteur bancaire polonais, les deux tiers des entreprises industrielles qui n'ont pas été liquidées, l'essentiel des médias, leur ont été bradés.

Toujours en Pologne, 52 % des familles vivent en dessous du seuil de pauvreté et le taux de chômage officiel frôle les 20 %.

Certains s'imaginent que l'avènement de l'Union européenne va atténuer les effets d'un capitalisme sauvage. Rien n'est moins sûr. L'agriculture des pays de l'Est est déjà vouée à une restructuration dramatique.

Le gouvernement tchèque annonce une remise en cause du système de retraite pour 2004. Les privatisations se poursuivent partout.

Le précédent de la RDA , pourtant annexée par l'Etat le plus puissant d'Europe, est éloquent : après plus de dix ans, le chômage y reste de 20 % et deux millions de personnes, soit plus de 10 % de la population, ont dû quitter leur ancien territoire.

En revanche, l'utilisation par Bruxelles et par le patronat européen des nouveaux territoires de l'Union à l'Est, dont les économies et les Etats sont fragilisés et vassalisés, pour délocaliser et intensifier la concurrence entre travailleurs, le dumping social dans toute l'Union européenne, fait pleinement partie de la logique de l'élargissement.

Madame la ministre, mes chers collègues, hier encore, vous vous réjouissiez de ce que vous qualifiiez de « libération » des pays de l'Est du joug soviétique et de leur souveraineté recouvrée. Aujourd'hui, vous vous réjouissez qu'ils perdent leur souveraineté nationale dans l'Europe supranationale

Pour ces peuples, dont vous vous dites amis, vous avez approuvé un calendrier qui les a fait se prononcer sur leur adhésion avant même de savoir dans quel cadre institutionnel l'Union européenne fonctionnera. Je parle évidemment du projet de Constitution européenne élaborée par la Convention présidée par M. Giscard d'Estaing.

Je n'ai le temps ici que d'évoquer le danger extrême que représente ce texte pour les salariés et les peuples d'Europe. En donnant aux traités de Maastricht, d'Amsterdam et de Nice le statut de loi fondamentale, en substitution des constitutions nationales, il vise à imposer de façon irréversible le carcan de l'Europe de la finance et du patronat. De même, il constitutionnalise l'instrument de recul social généralisé en Europe que représente la charte des droits fondamentaux.

Sur le plan institutionnel, il prépare l'avènement d'un Etat européen en instituant un président de l'Union européenne et en étendant la règle de la majorité qualifiée, qui prive les Etats de leur droit de veto.

C'est tout simplement le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, leur liberté, que le principe de Constitution européenne veut abattre.

Vous vous réjouissez de faire entrer dix pays de plus dans cette perspective, dont la plupart des gouvernements ont déjà exclu de nouveaux référendums. Pas moi !

Je refuse le dogme de la nécessité d'une construction européenne, au nom duquel nous devrions tout accepter. Je ne suis ni pour ni contre l'Europe. Elle n'est qu'une réalité géographique.

Ce que j'appelle de mes voeux, c'est le développement de coopérations mutuellement profitables, qui n'ont rien à voir, je le précise, avec les coopérations renforcées prévues par le projet de Constitution, entre nations souveraines, européennes ou non, contribuant à un monde de paix et de progrès.

Je me bats pour la sortie des traités de Maastricht, d'Amsterdam et de Nice, pour la dissolution de la Commission européenne, pour le respect de la souveraineté nationale de chaque pays à tout niveau, condition de ce qui pourrait être une véritable coopération régionale entre nations d'Europe.

Dans l'immédiat, je m'engage dans la campagne pour exiger un référendum sur le projet de Constitution européenne, qui permette à notre peuple de dire « non » à ce texte, comme à toute constitution européenne. Dans ce combat, les peuples d'Europe, en particulier ceux des dix nouveaux pays de l'Union, sauront s'unir, j'en ai l'espoir.

Fidèle à mes convictions, je voterai contre ce projet de loi, persuadée d'exprimer par ce vote l'opinion de beaucoup d'autres.
Par A.L - Publié dans : textes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 28 mai 2006 7 28 /05 /Mai /2006 19:41

Un ouvrage récemment paru, à lire et à méditer:

Le choix de la défaite
Les élites françaises dans les années 1930

Annie Lacroix-Riz

2006 - 680 pages - format 24x16, Broché - ISBN: 2200267843
35 Euros

(Editions Armand Colin)

Quelles sont les causes de la Défaite de 1940 ? Le grand historien Marc Bloch écrivait en avril 1944 : « Le jour viendra […] et peut-être bientôt où il sera possible de faire la lumière sur les intrigues menées chez nous de 1933 à 1939 en faveur de l’Axe Rome-Berlin pour lui livrer la domination de l’Europe en détruisant de nos propres mains tout l’édifice de nos alliances et de nos amitiés. »
Annie Lacroiz-Riz analyse l’histoire des années 1930 pour éclairer les causes de la défaite de 1940. Selon elle, les Français n'ont pas simplement été vaincus en cinq jours par une Wehrmarcht invincible ; le haut patronat les a sacrifiés à son plan de « réforme de l'État »copié sur les voisins facistes et à son obsession d'accord avec le Reich. Cette affirmation incroyable paraît moins audacieuse à la lecture des archives, françaises et étrangères, relatives à une décennie d’actions des élites : militaires ; politiciens ;  journalistes, hommes d’affaires surtout, qui régnaient sur tous les autres, avec à leur tête la Banque de France et le Comité des Forges. 
L’autonomie des politiciens ou des journalistes relève ainsi du mythe, celle des militaires aussi. C’est bien la France des grands intérêts économiques et financiers qui dicta le choix de l’Allemagne comme partenaire privilégié dès les années 1920 et sabota l'alliance russe de revers qui avait évité la défaite en 1914.
Aujourd'hui, l'accès aux archives éclaire les causes intérieures et extérieures de la Défaite et permet « l’instruction du procès de la vaste entreprise de trahison » que réclamait Marc Bloch.

Annie Lacroiz-Riz, ancienne élève de l’École normale supérieure, agrégée d’histoire, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paris 7, notamment publié : Le Vatican, l’Europe et le Reich et Industriels et banquiers sous l’Occupation (Armand Colin).
Sommaire :
Vers le choix de la défaite : des débuts de la crise aux élections de 1936. Crise intérieure et pressions internationales sur la France 1930-1932. La politique de revers dans les débuts de la crise 1930-1932. Modèle socio-économique allemand et réorganisations intérieures 1933-1936. L'Allemagne en France : les débuts glorieux de la Cinquième Colonne 1933-1936. Apaisement contre alliance de revers 1933-1936. L'appui sur l'ennemi extérieur contre l'ennemi intérieur : de l'été 1936 à la défaite. La priorité de l'ennemi intérieur : une stratégie de guerre civile 1936-1939. Le test de la guerre d'Espagne, été 1936-mars 1939. La France entre enterrement du Pacte franco-soviétique et lâchage de la Tchécoslovaquie 1936-1937. La France de l'Anschluss à Munich mars-septembre 1938. La France post-munichoise octobre 1938-août 1939. De la décadence à la trahison, septembre 1939- mai 1940.
Par jrcf idf - Publié dans : textes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 28 mai 2006 7 28 /05 /Mai /2006 15:48
Malgré la pression conjointe du MEDEF, de l’UMP, de l’UE et des médias à leur solde, le peuple de France, jeunesse et travailleurs en tête, a remporté coup sur coup deux victoires éclatantes :

-celle du 29 mai 2005, où le peuple travailleur (72 % des ouvriers, 62% des 18/25 ans, mais aussi la majorité des artisans et des paysans) a « retoqué » la constitution de supranationale et ses petits télégraphistes de l’UMP et du Parti social-Ouiste,

-et celle du 10 avril 2006, où le pouvoir chiraquien déstabilisé a dû retirer le CPE en catastrophe.

Hélas, sous prétexte d’union à tout prix avec Chérèque, le « syndicaliste » favori du MEDEF, les états-majors syndicaux ont profité des vacances pour stopper l’action anti-précarité en limitant la « lutte » contre le CNE à des protestations platoniques et de nul effet.

Malgré cela, le pouvoir UMP est sur la défensive ; qu’il s’agisse de Chirac, dont les pratiques délétères suscitent l’écoeurement, des requins Sarkozy et Villepin, que tous les scrutins ont mis en minorité depuis 2002, du parlement UMPS, qui a voté à 90% la constitution européenne rejetée par le suffrage universel, de la 5ème République, qui n’en finit pas d’étaler son caractère antidémocratique et prébendier, des dirigeants du PS, qu’une majorité d’électeurs de gauche a désavoués le 29 mai, TOUS sont délégitimés…

Dans le même temps, la jeunesse universitaire et lycéenne a retrouvé les méthodes éprouvées du combat de classe : démocratie directe, piquets de grève, blocage du profit capitaliste, manifs combatives, présence aux entreprises, construction du tous ensemble des travailleurs, des chômeurs et des jeunes des quartiers populaires…

Dans ces conditions, et sous réserve que le peuple travailleur ne laisse pas le pouvoir souffler et reprendre la main, l’actuelle crise de régime peut se muer en crise pré-révolutionnaire puisque, pour reprendre le mot de Lénine, « ceux d’en haut peuvent de moins en moins gouverner comme avant » et que « ceux d’en bas veulent de moins en moins gouverner comme avant » !

En revanche, si cette situation ne trouve pas rapidement un débouché progressiste, la contre-attaque de la droite « décomplexée » et de l’extrême droite fasciste ne tardera pas. De nouveau, les faits et gestes de Le Pen sont promus dans les médias, Sarkozy fait voter sa loi scélérate contre les travailleurs immigrés, pendant que des milliers de jeunes et de syndicalistes sont réprimés par la justice de classe.

Du côté du PS, le battage autour de S. Royal vise à mettre sur orbite une réactionnaire avérée, admiratrice de Blair, fan de l’école privée, adepte rétrograde de « l’ordre moral », ancienne ministre de l’enseignement préposée, aux côtés d’Allègre, au « dégraissage du mammouth » ; une « social-ouiste » qui a déjà déclaré qu’elle n’annulerait pas toutes les contre-réformes UMP si elle est élue ! Bref, au niveau de l’élection présidentielle, l’UMPS fait tout pour verrouiller le second tour et bloquer au maximum le premier en remettant à l’honneur Le Pen et son parti de nostalgiques du fascisme.

Le malheur, c’est que la « mutation » du PCF a dénaturé l’ancien Parti communiste français, sur lequel les travailleurs de France ont pu compter pendant des décennies ; la conversion du PCF à la construction européenne se traduit par l’affiliation du PCF au Parti de la Gauche Européenne (dont le président, l’Italien Bertinotti, est la caution « communiste » de Prodi, l’ex-président de la Commission de Bruxelles). Le recyclage euroconstructif du PCF laisse ainsi le champ libre à une Gauche plurielle décaféinée qui ménage le pouvoir UMP, soutient l’intégration européenne au nom de l’introuvable « Europe sociale », accepte la propriété capitaliste des grandes entreprises et a remisé aux oubliettes la lutte pour la socialisation des grands moyens d’échange et de production.

Après le 29 mai, alors que le pouvoir UMP était dans les cordes, les ténors du Non de gauche, PCF mutant en tête, ont appelé, non pas à abroger le traité de Maastricht, qui forme l’ossature de la partie III de l’euro-constitution, non pas à exiger le départ de Chirac et de son gouvernement désavoué par le peuple, mais à « renégocier la constitution européenne » ! Dès le 29 mai, Mme Buffet a aidé Chirac à se relégitimer, puisqu’elle l’a supplié de porter à Bruxelles les revendications des électeurs du Non ! Bien entendu, Chirac en a profité pour remplacer Raffarin par Villepin et pour accélérer les contre-réformes ! Comme aujourd’hui il profite du répit que lui offrent le PS et le PC-PGE (dont aucun ne réclame, ni la dissolution de l’Assemblée, ni le départ du président !) pour envisager un nouveau remaniement ministériel qui permettrait au pouvoir de reprendre l’initiative pour réaliser un maximum de contre-réformes avant même les échéances de 2007 !

Pour sa part, et tout en considérant que Chirac est depuis longtemps illégitime, le PRCF milite dans l’immédiat pour la dissolution du parlement UMPS, car même si les législatives sont loin d’être organisées démocratiquement, elles sont un peu plus ouvertes que les présidentielles, et le peuple a intérêt à ce qu’elles précèdent les présidentielles, où l’alternative populaire a plus de mal à figurer étant donné la bipolarisation institutionnelle imposée par le second tour présidentiel (où toute triangulaire est impossible). Car aux présidentielles, le duo de l’UMPS, consolidé par le retour programmé du « repoussoir » FN, a bien plus de moyens pour imposer son « alternance » sans risque pour le grand capital entre le « thatchérien » Sarkozy et la blairiste Royal !

Si faute d’action de la Gauche d’en haut les présidentielles précédaient tout de même au final les législatives, (comme le prévoit le calendrier officiel), cela ne signifierait pas que les vrais communistes et les forces populaires devraient s’en désintéresser. En 69, le vrai communiste J. Duclos, qui militait pour de profondes transformations démocratiques ouvrant la voie du socialisme, a manqué d’un cheveu la présence au second tour ! Pour porter une alternative révolutionnaire, le mieux serait donc que se présente, hors du PCF mutant, un vrai communiste, totalement indépendant du PC-PGE et de sa sempiternelle candidature de rabattage sur le PS au second tour : un candidat franchement communiste luttant sous les plis mêlés des drapeaux rouge et tricolore pour sortir la France du carcan maastrichtien, proposer de nouveaux traités internationaux respectueux des peuples, exiger la (re-) nationalisation démocratique des services publics et des secteurs clés de l’économie, reconstituer et élargir les acquis du Front populaire et de la Libération, ré-industrialiser la France, sauver la pêche artisanale et la petite agriculture, construire une grande Recherche publique et une Education nationale de qualité pour tous, remettre à l’ordre du jour la lutte pour une France socialiste. S’il en avait les moyens, notamment financiers, si ne prévalait pas le monopole antidémocratique des partis institutionnels sur le « parrainage » des candidats présidentiels, le PRCF lancerait immédiatement la bataille politique pour qu’un vrai candidat communiste soit présent aux présiden-tielles. Sur ce point la balle est également dans le camp des mouvances communistes qui, bien qu’elles se disent anti-mutantes, n’ont jamais voulu s’unir pour former une Convergence communiste d’Action.

Il va de soi que, quoi qu’il advienne, le PRCF mènera pendant la campagne présidentielle, seul et/ou avec d’autres, une campagne de contenu en présentant un programme communiste de lutte, car la bataille d’idées est essentielle pour faire progresser la conscience de classe jusqu’au niveau où se trouve déjà la combativité des jeunes et des salariés.

Cela n’exonère pas pour autant les forces de gauche qui ont appelé à voter Non le 29 mai et qui sont restées quasiment l’arme au pied depuis cette date. En effet, les leaders de ces organisations semblent plus enclins à tirer leur épingle du jeu (la présence d’un candidat étiqueté au premier tour des présidentielles est déterminante pour les subventions d’Etat aux partis !), qu’à s’unir dès le 1er tour pour que le Rassemblement Alternatif et Populaire soit présent au second tour, au lieu de laisser d’avance le terrain au duo de Sarko-Thatcher et de Blair-Royal.

Encore faut-il pour cela que les intérêts d’appareil ne passent pas en premier. Encore faut-il que le programme d’un tel candidat ne repose pas tout entier sur le mythe de « l’Europe sociale », en excluant de fait les républicains qui ont voté Non AUSSI pour défendre la souveraineté de la France ! La campagne d’un candidat pour l’alternative populaire doit donc se concentrer sur la revendication fédératrice d’abroger le traité de Maastricht, d’annuler toutes les contre-réformes maastrichtiennes (privatisations, casse des retraites et de la Sécu, CNE, loi Fillon, etc.) des gouvernements Jospin, Raffarin et Villepin.

Encore faut-il qu’une telle campagne, même si elle s’incarne provisoirement sur un individu, le plus détaché possible des appareils, le plus exempt possible des compromissions ministérielles et parlementaires avec le gouvernement maastrichtien de Jospin, soit totalement pluraliste et fasse place dans les médias à toutes les forces qui se sont battues pour le Non, y compris les militants de la renaissance communiste. Encore faut-il qu’une telle candidature soit explicitement liée aux luttes sociales qui ont porté le 29 mai et qui ont fait la décision le 10 avril dernier !

Encore faut-il qu’un candidat de l’Alternative Populaire annonce clairement qu’il refusera de soutenir politiquement au second tour le ou la candidate de la social-eurocratie (si celui-ci arrive avant lui au 1er), et qu’il s’engage aussi à ne soutenir aucun gouvernement ni aucune majorité qui ne commencerait pas par retirer la France du traité de Maastricht, par abroger toutes les contre-réformes UMP et par re-nationaliser le secteur public !

Le PRCF appelle donc les militants du Non populaire et républicain à débattre de ces propositions sans laisser les appareils décider en fonction d’intérêts égoïstes et de chapelle.

Cela étant dit, ce n’est pas sur le terrain piégé des présidentielles, que l’alternative populaire se construira pour l’essentiel, mais sur le terrain de l’affrontement de classes mené jusqu’au bout entre le peuple travailleur et le grand capital maastrichtien, sur le terrain de la démocratie de lutte en prise directe avec la mobilisation sociale de millions de jeunes et de salariés. C’est pourquoi le PRCF mettra toute son énergie à dénoncer le dispositif verrouillé de l’élection présidentielle et de la 5ème République maastrichtisée et à défendre un programme de rassemblement et d’alternative populaire indispensable pour fédérer les luttes.

C’est dans cet esprit que le PRCF appelle les communistes à rejoindre son combat pour reconstruire une avant-garde révolutionnaire, et qu’il invite les progressistes, ouvriers, employés, techniciens, enseignants, ingénieurs, chercheurs, étudiants et lycéens, artisans, petits commerçants, marins pêcheurs, retraités, chômeurs, à construire un Front de Résistance et d’Alternative Populaire qui permettra d’isoler le grand capital pour rouvrir à la France la voie de la renaissance sociale et républicaine.

Le Comité politique national du P.R.C.F., mai 2006
Par A.L - Publié dans : textes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus